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LES HOMMES QUI DANSENT au 28 juin 2011.j
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De Preljocaj à Prévert pour son premier spectacle jeune public l'opéra de la lune.

La Provence

L'apparence de l'art en mouvement devant un mur d'images  samir el yamni nous offre un spectacle de haut vol.

La Provence

La traversée des apparences comme l’indique son titre Samir El yamni se livre sans fard et jette un coup d’œil dans le rétroviseur. Une façon pour lui de faire le point sur son parcours à 43 ans, un style BRUTet ENVOUTANT 

Marie-Eve Barbier la Provence

La traversée des apparences De l’obscurité jaillit la lumière. Samir El Yamni danseur sensible et d’une touchante élégance a présenté  son triptyque dans une boite noire d’apesanteur, pas de démonstration ostentatoire ni de technique performative mais une vraie culture de l’art et du corps. Un corps mouvant et une tête chercheuse en compagnie de l’indémodable Schubert  Brillant !

Delphine Michellangeli

Gute Nacht de Frantz Schubert Un spectacle poignant. J’y ai vu l’écho des vieuxmythes, celui du Sphynx par exemple, mais surtout une actualisation, une revivification qui renvoie à la violence de notre monde, celle que les médias étalent au quotidien. Les crimes des anciens grecs, il faut le dire, nous apparaissent bien poétiques et désincarnés. Ce corps qui durant tout le processus de renaissance se vautre, hésite ou peine à se mouvoir, lui est au contraire très incarné. On le voit broyé par l’épreuve et réduit à une quasi animalité, vie minimale, privée de rythme et de verticalité. Une dimension avec laquelle il renouera par la force d’une mélodie inspirée, celle d’un lied romantique dont il se revêtira. La sensualité féline de Samir touchera ceux qui assisteront à la rechute agitée de soubresauts charnels. La jouissance du pain et du vin qui signe sa rédemption et celle de l’Homme …  

Pierre Bréchet

Diga-me Mes affinités avec le travail de Samir El Yamni passent d’abord par la calligraphie arabe. J’ai pu expérimenter l’influence que cette dernière operait sur les projets architecturaux de Zaha Hadid, architecte Irako-Britannique avec qui j’ai eu le plaisir de collaborer. Je retrouve cette influence génératrice de fluidité et de complexité dans le mouvement que propose le chorégraphe … Il s’éloigne cependant de tout discours convenu sur l’identité que l’on pourrait attendre du chorégraphe, il nous parle d’identités que l’on peut qualifier de nomades ou en déplacement, construites à partir de tous les éléments qui définissent le parcours d’un artiste, mais aussi en constante remise en question dans le rapport à l’autre.

Frédéric Flamand

J.C.R.C.La pièce va crescendo, gagnant progressivement en rapidité jusqu’à un face à face extrème où tous deux tournent sur eux-mêmes tels des derviches tourneurs. Ils vont ensuite de-crescendo apparaissant enfin en pleine lumière. Samir El Yamni se situe dans une recherche quasi-physique, expérimentale sur les deux corps, excluant psychologie et sentiments.

Marie-Eve Barbier

CyclusLa première chose qui est remarquable dans les spectacles de Samir El Yamni c’est son rapport à la musique et singulièrement à la musique classico-baroque. Elle apporte toujours à son travail une dimension spirituelle et porte sa danse dans des sphères où l’âme réside avant tout. Ensuite, c’est son sens de l’espace qui lui fait écrire de grandes envolées et enchaînements de mouvements tous en contact les uns avec les autres et qui donnent à l’ensemble une force et une harmonie rare.

Emmanuel Serafini